Faut-il payer la dîme sous la grâce ? (Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous affranchira)

La pratique de la dîme peut être perçue comme une séduction qui détourne le cœur les chrétiens de Dieu. On aime avec le cœur et on donne aussi avec le cœur. Pratiquer la dîme est réduire l’amour des chrétiens à seulement 1/10°, une autre séduction introduite dans l’Eglise.

En traitant « le problème de la dîme », ce sujet qui est véritablement un exercice périlleux à bien des égards, certains chrétiens sont souvent bien plus intolérants que l’on pourrait le croire : attirer leur attention sur une tradition bien établie et sur laquelle repose la prospérité de leurs communautés, la solution probable pour sortir de certaines impasses financières et surtout le confort de leurs ministères.

Il ne faut surtout pas se taire et laisser prospérer ces faux « évangiles » qui à coup de menaces, de malédictions diverses et intentionnellement choisies, maintiennent les chrétiens dans la servitude, en les privant à la fois de la joie de donner et des bénédictions que notre Seigneur réserve à ceux qui donnent avec joie.

Il ne s’agit pas d’argumenter sur des questions théologiques mais de rétablir « la Vérité » qui a été renversée notamment au sujet de la « dîme ».

Une des hérésies actuelles qui ronge l’Eglise est la suivante : Les assemblées et les congrégations sont structurées de manière pyramidale, hiérarchique, modèle Lévitique comme le modèle catholique qui y est largement inspiré voire copié. Ces églises sont fondées sur la loi et adoptent le système légaliste sur la question de la dîme.

Ce système légaliste, « la dîme », importé du passé est hérité en fin de compte de l’église catholique romaine. « La dîme» était même un des taxes en vigueur à une certaine époque en France. Pour nous rassurer voyons la définition de ces mots :

Dictionnaire Hachette français :

Dîme :

 N. fém. (latin : decima «dixième»).
1. Dixième partie des récoltes qui, chez les Juifs, devaient être consacrée à Dieu ou offerte aux lévites.
2. Hist. Avant la Révolution, taxe perçue par l’Église et équivalente à la dixième partie des récoltes.
3. Fig. Prélever une dîme sur quelque chose. : détourner une partie de sa valeur pour son propre compte.

La pratique de la dîme est devenue une tradition dans les milieux dits « chrétiens ».

La tradition est la transmission d’une pratique dictée à l’origine par des circonstances particulières ou adoptées pour répondre aux besoins spécifiques d’une époque, et qui avec le temps est devenue une coutume.

Bibliquement, nous pourrions dire que c’est la déformation de la Parole de Dieu ou sa perversion qui conduit en particulier à l’apostasie. D’où il faut sans cesse se réformer.

Cela consiste pour l’Eglise à faire une totale abstraction des traditions acquises au cours des siècles afin de revenir la Parole de Dieu.

Une des erreurs survenues pour polluer l’Eglise, outre l’arrière plan judaïsant fut après l’an 313, sa paganisation, c’est-à-dire l’ajout des traditions païennes et mythologiques.

Aujourd’hui à la veille du retour de Jésus, l’Eglise de Jésus-Christ a besoin de réformes profondes pour revenir à la saine doctrine qui seule est susceptible d’apporter un vrai changement dans la vie des chrétiens.

Actuellement dans les milieux protestants et évangéliques, la pratique de la dîme semble encore bien confortable et tellement plus sécurisant pour qui manque de foi dans le pouvoir de la volonté de Dieu de s’occuper de ses enfants et serviteurs. Quels en sont les fondements bibliques ? Peut–on encore exiger d’eux qu’ils s’acquittent obligatoirement du versement du dixième de leurs revenus entre les mains de leurs conducteurs ?

La dîme apparaît dans la Bible. La dîme est biblique, mais elle n’est pas chrétienne. La dîme appartient à l’Israël ancien. C’était essentiellement leur impôt sur le revenu. Vous ne trouvez jamais de chrétiens du premier siècle donné la dîme dans le Nouveau Testament.

La dîme existe-t-elle sous la Nouvelle Alliance et faut-il encore la payer ?
L’Eglise du Nouveau Testament est-elle soumise à la pratique de la dîme ?
Quel est l’enseignement réel de la Bible à ce sujet ? Que nous dit Dieu ?

Il est évident que sur le plan matériel et financier, nous ne pouvons rien donner à Dieu. C’est lui qui a créé l’univers. Il possède déjà toutes choses. Votre vie et chaque battement de votre cœur sont des dons de Dieu.

« La terre et ses richesses appartiennent à l’Eternel. L’univers est à lui avec ceux qui l’habitent ! » Psaume 24:1 ; « Car la terre est au Seigneur, et tout ce qu’elle contient » I Corinthiens 10 :26.

Le mot « dîme » signifie simplement « la dixième partie » du revenu.

On distingue quatre sortes de dîmes sous la loi :

La première dîme : Le peuple devait payer une dîme générale au bénéfice des Lévites, « Et quant aux enfants de Lévi, voici, je leur ai donné pour héritage toutes les dîmes d’Israël, en échange du service qu’ils font, le service du tabernacle d’assignation » Nombres 18:21.

Toutes les tribus d’Israël, à l’exception des Lévites, eurent une possession géographique qu’ils reçurent comme leur « héritage » après l’entrée en Canaan. Mais les Lévites devaient accomplir une tâche particulière au sein de la nation. Ils devaient s’occuper du service dans la tente d’assignation. En compensation de ce service, ils devaient percevoir un impôt de 10% des revenus de tous les Israélites.

Ces Lévites devaient en outre remplir les fonctions actuelles d’inspecteurs sanitaires, d’officiers de police, de magistrats, et d’enseignants. Pour employer un langage moderne, les Lévites représentaient les « agents de la Fonction Publique ». Leurs besoins étaient couverts par la perception de cette taxe de 10 % sur les revenus de toute la nation.

La dîme qui revenait aux lévites faisait vivre les gens du gouvernement, elle servait à développer le sens religieux, social et culturel commun en développant l’amour envers Dieu et en enseignant aux individus à partager avec les autres. C’était l’enseignement communautaire et social.

La deuxième dîme : Les Lévites devaient payer la « dîme de la dîme », au bénéfice des sacrificateurs. « L’Eternel parla à Moïse, et dit : Tu parleras aux Lévites, et tu leur diras : Quand vous aurez reçu des enfants d’Israël la dîme que je vous ai donnée sur eux pour votre héritage, vous en prélèverez l’offrande de l’Eternel, la dîme de la dîme. Et votre offrande prélevée vous sera comptée comme le froment de l’aire et comme l’abondance de la cuve. Ainsi, vous prélèverez, vous aussi, l’offrande de l’Eternel sur toutes vos dîmes, que vous recevrez des enfants d’Israël ; et vous en donnerez l’offrande de l’Eternel à Aaron, le sacrificateur. Vous prélèverez toute l’offrande de l’Eternel, sur toutes les choses qui vous seront données ; sur tout ce qu’il y a de meilleur, vous prélèverez la portion consacrée. Et tu leur diras : quand vous aurez prélevé le meilleur de la dîme, elle sera comptée aux lévites comme le revenu de l’aire et comme le revenu de la cuve. Et vous la mangerez en un lieu quelconque, vous et votre famille car c’est votre salaire, en échange de votre service dans le tabernacle d’assignation » Nombres 18:25-31.

Il faut bien distinguer que tous les sacrificateurs étaient des Lévites, mais tous les Lévites n’étaient pas des sacrificateurs. Les sacrificateurs descendaient d’Aaron, et ils exerçaient des responsabilités particulières dans le service de la tente d’assignation, puis du Temple. Cette seconde dîme offrait une garantie financière aux sacrificateurs, et assurait donc le bon fonctionnement du service du Temple.

La troisième dîme : Tous les Israélites devaient conserver une dîme de toute leur production, en prévision de leurs pèlerinages annuels à Jérusalem. « Tu ne manqueras point de donner la dîme de tout le produit de ce que tu auras semé, de ce qui sortira de ton champ, chaque année. Et tu mangeras, devant l’Éternel ton Dieu, au lieu qu’il aura choisi pour y faire habiter son nom, la dîme de ton froment, de ton vin, de ton huile, et les premiers-nés de ton gros et de ton menu bétail, afin que tu apprennes à craindre toujours l’Éternel ton Dieu. Mais si le chemin est trop long pour toi, en sorte que tu ne puisses porter toutes ces choses, parce que le lieu que l’Éternel ton Dieu aura choisi pour y mettre son nom, sera trop loin de toi, quand l’Éternel ton Dieu t’aura béni, alors tu les convertiras en argent, et tu serreras l’argent en ta main ; tu iras au lieu que l’Éternel ton Dieu aura choisi, et tu donneras l’argent en échange de tout ce que tu désireras, gros ou menu bétail, vin ou boisson forte, et tout ce que tu souhaiteras ; et tu le mangeras là, devant l’Éternel ton Dieu, et tu te réjouiras, toi et ta famille » Deutéronome 14:22-26.

Tout le peuple devait s’assembler trois fois par an à Jérusalem, l’endroit choisi par le Seigneur, à l’occasion des principales fêtes. Ces fêtes devaient être l’occasion de se réjouir ensemble, et Dieu avait prévu que chacun puisse disposer de ressources suffisantes pour leur permettre de se réjouir pleinement. C’est pour cela qu’ils devaient mettre de côté 10% de leurs productions agricoles annuelles. Il est intéressant de noter que la dîme n’était jamais payée en argent, mais toujours en nature.

Cette dîme était destinée à promouvoir l’unité familiale et stimuler la dévotion à l’Eternel. C’était en quelque sorte un repas communautaire national, et chacun apprenait à partager. Cette dîme, appelée dîme des festivités, servait à perpétuer la vie religieuse et sociale de la nation.

Notez ce que dit le verset 27 : « Et tu n’abandonneras point le Lévite qui est dans tes portes, parce qu’il n’a point de portion ni d’héritage avec toi ». Ce verset fait référence à la première dîme, qui devait être donnée aux Lévites. En d’autres termes, cette troisième dîme, destinée à être consommée au cours des fêtes annuelles, ne devait pas être confondue avec la dîme spécifique destinée aux Lévites.

La quatrième dîme : Il fallait payer une dîme spéciale à l’intention des pauvres, des orphelins et des veuves, « Au bout de trois ans, tu tireras toutes les dîmes de ton revenu de cette année-là, et tu les déposeras dans tes portes. Alors le Lévite, qui n’a point de portion ni d’héritage avec toi, et l’étranger, l’orphelin et la veuve, qui seront dans tes portes, viendront et mangeront, et se rassasieront ; afin que l’Éternel ton Dieu te bénisse dans toute oeuvre que tu feras de ta main » Deutéronome 14:28-29.

Cette dîme était destinée aux pauvres, aux veuves et aux orphelins. Aujourd’hui, dans les pays modernes, on appellerait cela la « Sécurité Sociale » ! Cette dîme devait être payée tous les trois ans. Elle concernait donc le tiers d’une dîme annuelle.

Toutes ces dîmes n’étaient pas des offrandes volontaires. Il s’agissait de véritables taxes. Le total de toutes ces dîmes payées par les Israélites représentait environ 23% de la totalité de leurs revenus annuels. C’est un chiffre comparable à celui des impôts sur les revenus payés par les citoyens d’un état moderne.

En conclusion, il faut comprendre qu’au temps de la loi, la dîme était un impôt obligatoire auquel était soumis tout Israélite y compris le Lévite, à l’exception du sacrificateur. La dîme perd sous la loi, son caractère volontaire et de libéralité, qu’elle avait avant elle : elle devient une prescription légale, un devoir religieux, dont le non-respect constituait un péché entraînant des conséquences.

Et si par négligence ou désobéissance le peuple venait à manquer à ce devoir, le seigneur réagissait par la malédiction. « Maudit soit celui qui ne respecte pas les commandements de la loi de Dieu et qui ne les met pas en pratique ! … » (Deutéronome 27/26)

« Apportez toutes les dîmes à la maison du trésor, et qu’il y ait de la provision dans ma maison ; et éprouvez-moi en cela, dit l’Éternel des armées : si je ne vous ouvre pas les écluses des cieux, et si je ne répands pas sur vous la bénédiction sans mesure » Malachie 3:10.

Ceci est en effet le verset favori de tous ceux qui enseignent le paiement de la dîme qui s’associent à Matthieu 23 :23 ; Luc 6 :38 ; II Corinthiens 9 :6 ; III Jean 2!

C’est sur ce verset de Malachie 3 :10 que repose l’essentiel de leur doctrine et les menaces de malédictions! Par contre en étudiant ce verset de plus près, nous pouvons percevoir quelque chose de très intéressant. Rappelez-vous qu’il existait quatre dîmes en Israël, dans l’Ancien Testament, sous la Loi.

De quelle dîme s’agit-il donc dans le passage de Malachie ?
« Le sacrificateur, fils d’Aaron, sera avec les Lévites lorsque les lévites paieront la dîme ; et les Lévites apporteront la dîme de la dîme à la maison de notre Dieu, dans les chambres de la maison du trésor… » Néhémie 10:38.

Dans les deux passages de Malachie 3 :10 et Néhémie 10 :35-38, le mot « dîme » est traduit en hébreu par « outsair ». Le texte de Malachie concerne donc la dîme que devaient payer les Lévites, et non les dîmes dues par le peuple ! Donc les malédictions annoncées par Malachie et dont nous menacent certains « hommes de Dieu » qui insistent pour maintenir la perception de la dîme, de nos jours, ne concernent pas le peuple des fidèles.

Malachie ne fustige donc pas le peuple en général, mais il reprend sévèrement les Lévites, qui ne payaient pas la dîme de la dîme ! Ainsi, ceux qui utilisent ce verset pour vous faire payer la dîme ne se rendent pas compte qu’ils utilisent un passage qui devrait plutôt les concerner eux-mêmes.

Pour comprendre le livre de Malachie, il faut lire Malachie 4:4. « Souvenez-vous de la loi de Moïse, mon serviteur, auquel je prescrivis en Horeb, pour tout Israël, des préceptes et des ordonnances », qui désigne le thème central de tout le livre de Malachie.

Le livre de Malachie concerne l’application stricte de la Loi de Moïse. Or nous, chrétiens, ne sommes plus placés sous l’Ancienne Alliance mais sous la Nouvelle Alliance. Nous ne vivons plus sous la Loi de Moïse. Nous vivons sous la grâce qu’est venu nous offrir Jésus-Christ. Si vous décidez de vous soumettre ne serait-ce qu’à une seule des dispositions de la Loi de Moïse, vous allez avoir un problème sérieux !

D’abord parce qu’elle est impossible à respecter en entier ; ensuite parce que c’est contraire à l’ordre de Jésus. « Mais tous ceux qui s’attachent aux œuvres de la loi sont sous la malédiction ; puisqu’il est écrit : Maudit est quiconque ne persévère pas à faire toutes les choses qui sont écrites dans le livre de la loi » Galates 3:10. Si nous observons une loi pour être sauvé, nous devons les observer toutes, sinon nous sommes sous la malédiction ! Le but de la Loi était d’agir comme un tuteur, comme un précepteur, « notre conducteur pour nous mener à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi » Galates 3:24.

 GLOIRE A DIEU PAR SON FILS JESUS CHRIST NOTRE SEIGNEUR 1819278196_3

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